Bassin de rétention des eaux pluviales : un bassin d’orage

Publié le 11 avril 2022

Un bassin d’orage est un réservoir qui retient les eaux pluviales excédentaires produites lors d’un épisode fortement pluvieux ou orageux. C’est un outil important dans le processus d’épuration des eaux usées.

Il permet de désengorger les stations d’épuration et de décanter les impuretés en suspension dans les eaux de ruissellement avant leur rejet dans un cours d’eau.

Il est fréquent de mentionner un bassin d’orage, un bassin de rétention d’eau, un bassin de stockage, un bassin de retenue, ou encore un déversoir d’orage, qui sont des termes synonymes.

Les avantages des canalisations en acier pour les réseaux d’assainissement

Oryx Eleven est un fournisseur de canalisations en acier revêtu pour les réseaux d’assainissement.

Ses compétences vont de la fabrication de tubes en acier revêtu jusqu’à la livraison sur site, (le montage et les soudures pouvant être assurés par des prestataires partenaires). Les canalisations en acier sont adaptées au transport des eaux résiduaires urbaines, industrielles ou pluviales vers les bassins d’orage et les bassins de rétention.

Une canalisation en acier revêtu offre de nombreux avantages :

  • grande tolérance aux fortes pressions et à la corrosion
  • grande longévité structurelle
  • solidité extrême même en cas de mouvement de terrain.

Oryx Eleven propose des solutions pour tous types de réseaux hydrauliques du DN100 au DN2500 avec selon les besoins : transport routier, héliportage, transport maritime et stockage des tubes en acier.

Les bassins de rétention d'eau : leur utilité

La technique du bassin d’orage n’est pas récente, mais elle reste une solution largement utilisée pour limiter les rejets directs dans le milieu naturel et améliorer les performances des systèmes d’assainissement.

Dès la fin des années 40, les bassins d’orage ont commencé à être utilisés en tête de station de traitement des eaux usées en guise de zone tampon pour éviter un engorgement et délester les infrastructures d’assainissement en cas de forts débits des eaux.

Selon une étude publiée en 2006 dans Urban Water Journal : "Les bassins de rétention peuvent éliminer efficacement les contaminants comme le Cu, le Pb, le Mn et le Zn, mais pas le Cr, le Fe et le Ni, en raison de la lixiviation de fines particules terrigènes du lit de gravier."

En résumé, le bassin d’orage permet :

  • d’améliorer la collecte et le traitement des eaux usées
  • de limiter les rejets directs vers le milieu naturel
  • de réguler le réseau hydraulique : limiter les inondations, protéger contre les mises en charge et prévenir les débordements
Bassin de rétention vu du ciel
Bassin d'orage vu du ciel

Les différents types de bassins de rétention des eaux pluviales

Ces bassins sont présents en ville ainsi que le long des grands axes de communication.

Ils peuvent être en béton, en toile (géotextile) ou naturels avec des végétaux adaptés.

Un bassin de rétention des eaux pluviales peut être enterré ou à ciel ouvert.

Ainsi, avec une capacité de 165 000 m³ (l’équivalent de 66 piscines olympiques), le plus grand bassin de rétention d’Europe est enterré. Il se situe à Saint-Denis, à proximité du Stade de France. Il a été construit à 17 m de profondeur. Son rôle est de décanter les eaux de ruissellement pour ne rejeter dans la Seine que les eaux claires.

Le rôle d’un bassin de rétention est en fait multiple :

  • stockage temporaire des eaux de pluie pour éviter une inondation
  • zone tampon pour les eaux de ruissellement (parking, routes…)
  • décantation des matières en suspension (mégots, papiers…)
  • rétention des produits toxiques (encres, huiles…)
  • rétention des hydrocarbures
  • dilution des sels

Impact écologique d’un bassin d’orage

Lorsque le bassin d’orage est plein, les produits toxiques sont fortement dilués en raison du grand volume d’eau de pluie. Ils peuvent donc être plus facilement traités ultérieurement par les stations d’épuration.

Les boues de décantation qui se déposent au fond de ces bassins sont généralement polluées. Elles doivent donc être curées, traitées et/ou enterrées pour ne pas contaminer les nappes phréatiques et les cours d’eau environnants.

Certains bassins sont paysagés avec des plantes aquatiques qui vont capturer et stocker les éléments polluants pour les transformer en matière organique.

Un intérêt croissant pour les Mesures Naturelles de Rétention d’Eau (NWRM en anglais) émerge. La Directive-Cadre sur l’Eau (DCE) européenne entend mettre en exergue les mesures naturelles visant à améliorer ou de restaurer la capacité de rétention des eaux dans des milieux naturels ou anthropisés.

Selon une étude scientifique publiée en 2018 : "Le changement climatique entraînera une augmentation du volume des bassins de rétention, avec une augmentation de 20% à 23% en moyenne".

Solutions alternatives pour la rétention, le stockage et la gestion des eaux pluviales

Le plan de prévention des risques d’inondation (PPRI) préconise la mise en place d’une retenue en amont du bassin versant.

Plusieurs solutions sont possibles. Le bassin de retenue en est une parmi d’autres, telles que :

  • les fossés et les noues
  • les tranchées
  • les puits ou bassins d’infiltration
  • les chaussées à structure réservoir
  • les toitures stockantes.

Caractéristiques d’un bassin de rétention enterré et d’infiltration des eaux

Son dimensionnement est calculé en prenant en compte plusieurs paramètres :

  • la surface du bassin versant
  • le coefficient de ruissellement
  • le débit de fuite admissible à l’aval
  • la surface active du bassin versant
  • les capacités d’absorption de l’exutoire
  • et bien sûr la pluviométrie locale.

Le bassin peut être raccordé au réseau public ou à un système d’infiltration.

Un bassin de rétention peut être réalisé sous de multiples formes :

  • décaissement étanche ou non
  • sur-dimensionnement des canalisations de collecte en acier
  • ouvrages de génie civil
  • utilisation de structure alvéolaire ultra-légère mais résistantes à la pression
  • ré-infiltration et recyclage de l’eau de pluie.

Chaque bassin de rétention se distingue aussi par :

  • le type de connexion : directe ou latérale
  • le terrassement et la géotechnique : les bassins enterrés, semi-enterrés…
  • la couverture : bassin fermé ou à ciel ouvert
  • son curage et la gestion des dépôts
  • son alimentation et sa vidange : réseau gravitaire, pompage…
  • la gestion des gaz : H₂S…

La mesure d’activité, de performance et de qualité des eaux des bassins d’orage

Les bassins d’orage peuvent être munis de capteurs pour effecteur différentes mesures en temps réel (métrologie) :

  • niveau des précipitations environnantes avec des pluviomètres
  • hauteurs d’eau autour et dans le bassin : radars, capteurs piézométriques, poires de niveau…
  • les vitesses d’écoulement autour des bassins : capteurs électromagnétiques, par effet Doppler…
  • les débits autour des bassins
  • la qualité de l’eau.

💡 En savoir plus sur la mesure de la qualité de l’eau et la télémétrie des réseaux d’eau

Graphique du nombre de bassins de rétention des eaux pluviales en France par région
Statistiques sur le nombre de bassins d'orage par région en France

Une station d'épuration est une installation qui a pour objectif d'assainir les eaux usées domestiques, les eaux industrielles et les eaux pluviales avant de les rejeter dans le milieu naturel, généralement un cours d'eau.

Pour ne pas polluer le milieu naturel, les eaux usées sont nettoyées de leurs nombreuses impuretés : matières solides, excréments, huiles et toutes substances dissoutes. Leur forte concentration rendrait impossible un rejet direct dans le milieu naturel sans générer une forte pollution.

Une station d’épuration est généralement située à l’extrémité d’un réseau de collecte. Elle va utiliser divers processus et dispositifs physiques et biochimiques pour dégrader les matières organiques et les séparer de l'eau.

Le résultat est une "eau propre" qui n'est pas potable mais qui est d'assez bonne qualité pour être absorbée par l'environnement sans nuisance.

Les avantages d'une canalisation en acier pour un réseau d’assainissement

Oryx Eleven fabrique et livre à pied d'œuvre des tubes en acier revêtu pour tous les projets de réseaux d’assainissement. Nos canalisations en acier revêtu sont adaptées au transport des eaux résiduaires urbaines, industrielles ou pluviales.

Nous effectuons :

    • la fabrication des tubes en aciers

    • leur stockage

    • leur livraison sur site

    • leur montage et les soudures.

Une canalisation en acier revêtu offre de nombreux avantages :

    • grande tolérance aux fortes pressions et à la corrosion

    • longévité structurelle exceptionnelle

    • solidité à toutes épreuves même en cas de mouvement de terrain.

Oryx Eleven propose des solutions du DN100 au DN2500 avec, selon les besoins : transport routier, héliportage, transport maritime et stockage aux terminaux portuaires.

Comment fonctionne une station d'épuration ?

Les eaux usées sont acheminées jusqu’à la station d’épuration par le réseau d’assainissement.

Ensuite, elles vont subir divers traitements en suivant 5 étapes essentielles :

    1. un dégrillage

    1. un dessablage et un dégraissage

    1. un traitement biologique

    1. la clarification

    1. le traitement des boues résiduelles

1- Le dégrillage

Les eaux usées traversent un dégrilleur, c'est-à-dire un tamis rotatif qui les débarrasse des matières solides : mégots, cheveux... Une vis sans fin remonte ces déchets vers une benne en vue de leur évacuation ou de leur incinération.

2- Le dessablage et le dégraissage

réseau de conduites pour station d'épuration
Réseau de conduites pour station d'épuration

Les eaux usées poursuivent leur cheminement. Elles s’écoulent dans un premier bassin appelé dessableur où les matières plus lourdes que l’eau comme le sable et le gravier se déposent au fond de la cuve. Ce sable est dirigé vers un classificateur qui permet de l'égoutter. Il est ensuite enfoui.

Les graisses remontent à la surface de la cuve sous l'effet d'une aération. Des pompes aératrices diffusent de fines bulles d’air qui aident les graisses à faire surface.

Les graisses sont ensuite dirigées vers un concentrateur puis raclées par un pont automoteur vers des bâches de pompage. Les huiles sont évacuées vers une station de traitement spécifique. L'eau résiduelle est renvoyée dans le système principal de la station d'épuration.

3- Le traitement biologique

traitement biologique dans un bassin de décantation
Traitement biologique dans un bassin de décantation

Les eaux usées doivent ensuite être débarrassées de leurs composés organiques, de l'azote et du phosphore.

Pour ce faire, on utilise divers bassins où se sont développées des bactéries alimentées en oxygène et qui vont digérer très rapidement les impuretés et les transformer en boues.

L'élimination des composés organiques se fait avec des bactéries aérobies qui les dégradent par un phénomène d'oxydation. Ces bactéries sont capables de transformer les molécules organiques ou minérales grâce à leurs enzymes.

L'élimination de l'azote ammoniacal (NH4+) se fait avec des traitements bactériologiques de « nitrification-dénitrification ». La nitrification est une transformation par des bactéries de l'azote ammoniacal en nitrates. Puis ces nitrates sont transformés en azote gazeux qui s'échappe naturellement dans l'atmosphère.

L'élimination du phosphore s'obtient par son accumulation dans les cultures bactériennes des boues.

👉 En savoir plus sur le traitement biologique des eaux usées

4- La clarification

Il s'agit de séparer l’eau des boues issues de la dégradation des matières organiques. C'est une décantation effectuée dans des bassins appelés "clarificateurs". Les boues se déposent au fond du bassin, sont pompées puis évacuées.

L’eau est à ce stade débarrassée de plus de 90 % de ses impuretés. Elle est analysée puis rejetée dans le milieu naturel.

5- Le traitement des boues

Les boues récupérées doivent être traitées. Il en existe différents types :

- les boues primaires issues de la décantation des matières en suspension

- les boues secondaires issues d'un résidu dissout par des cultures bactériennes.

La stabilisation des boues a pour objectif de réduire leur fermentescibilité pour atténuer les mauvaises odeurs.

La stabilisation biologique s'effectue dans les bassins d'aération ou dans des digesteurs avec production de biogaz. La stabilisation biologique est le procédé le plus employé en France par environ 58000 stations d'épuration.

Les boues peuvent aussi passer dans des centrifugeuses qui vont accélérer la séparation de l'eau du reste des composés en tournant à 6000 t/min. La boue résiduelle est raclée par une vis sans fin vers une benne.

Ces boues sont généralement utilisées en agriculture comme engrais. Une fois sèches, elles peuvent aussi être incinérées ou mises en décharge.

Une station d’épuration produit environ 2 litres de boues par habitant et par jour.

A noter : les boues de lagunage sont un type de boue accumulée au fond des bassins. Elles sont curées de façon périodique, soit annuellement soit tous les 10 ans selon le type de bassin concerné.

station d'épuration vue du ciel
Station d'épuration vue du ciel

Combien t-a-t-il de stations d'épuration en France ?

Selon le Ministère de l’Écologie, du Développement Durable et de l’Énergie, la France comptait en 2008, 18 830 stations d’épuration pour une capacité de 75 millions d’Équivalents-habitants (Eh).

En 2013, la France comptait 20 200 stations de traitement des eaux usées collectives.

En 2016, ce nombre s'élevait à 21 474 stations de traitement.

En 2019, ce chiffre passe à 22002 stations d'épuration.

Que sont les eaux usées ?

Les eaux usées désignent les eaux qui ont été utilisées pour un usage quelconque.

Elles proviennent :

    • des habitations, ce sont les eaux usées domestiques, issues des toilettes (eaux vannes) ou des lavabo et cuisine (eaux grises).

    • des usines ou de l'agriculture, on parle alors d'effluents industriels ou agricoles.

Les eaux de pluie qui coulent sur les toitures, les routes et les parkings, etc. ne sont pas considérées comme des eaux usées. Toutefois, pour des raisons structurelles et d'organisation, les eaux de pluie étaient aussi collectées avec les réseaux de tout-à-l’égout et donc acheminées jusqu’à une station de traitement.

Le remplacement des réseaux unitaires par un réseau séparatif

Lors de fortes pluies, il peut arriver que le réseau d'assainissement soit engorgé par l'eau pluviale en plus des eaux usées. Les stations d'épuration ne pouvant traiter cet afflux, l’eau non traitée est alors rejetée via les déversoirs d’orage implantés sur le réseau. Une solution problématique car cette eau est aussi chargée d'impuretés et a un impact sur l'environnement.

Pour résoudre ce problème, les réseaux unitaires sont progressivement remplacés par un double réseau qui collecte les eaux pluviales séparément des eaux usées. On parle de « réseaux séparatifs ». L'eau de pluie est conduite vers des bassins de rétention pour y être stockée. Les déchets en suspension se déposent au fond du bassin puis sont éliminés naturellement ou curés périodiquement selon les besoins.

L’organisation de l’assainissement collectif des eaux usées

Pour chaque ville, un zonage d’assainissement définit les zones concernées par l’assainissement collectif ou à défaut, un assainissement non collectif. Ce schéma directeur est intégré au plan local d’urbanisme (PLU).

En zone d’assainissement collectif, le propriétaire d’un logement a pour obligation de raccorder son domicile au réseau de collecte des eaux usées. Charge a la commune d'assurer sa mission de service public d’assainissement :

    • mise en place du réseau

    • collecte des eaux usées

    • assainissement.

Le contrôle de la qualité des eaux propres

Les eaux propres rejetées dans le milieu naturel sont étroitement contrôlées.

Les normes en vigueur pour l’assainissement collectif sont issues de la directive européenne 91/271/CEE relative au traitement des eaux résiduaires urbaines (DERU).

Des contrôles portent à la fois sur la capacité maximale de traitement des stations et sur ses performances.

Ainsi, en 2013, les performances de 92,9 % des stations de traitement des eaux usées étaient jugées conformes.

La teneur en polluants des eaux usées et des eaux épurées est mesurée avec plusieurs indicateurs :

    • les matières en suspension (MES) minérales ou organiques mesurées en mg/L.

    • les matières organiques mesurées par différentes analyses techniques comme par exemple la "demande biochimique en oxygène"

    • l’azote et le phosphore mesuré en mg/L

    • les contaminants biologiques en nombre/mL

    • etc.

Qu'est-ce que l’Equivalent Habitant (E.H ) ?

Cet indicateur exprime la charge polluante contenue dans 180 litres d’eau usée soit en moyenne l'équivalent des rejets d’un habitant et pour un jour.

Un Équivalent Habitant correspond à :

    • 60g de D.B.O5

    • 135g de D.C.O

    • 9,9g d’azote

    • 3,5g de phosphore.

Cette unité permet  de  déterminer le dimensionnement des stations d'épuration selon la taille des agglomérations.