Conduite forcée
Publié le 1 octobre 2026
Oryx Eleven fournit des conduites forcées en acier revêtu : tubes, raccords et revêtements pour les ouvrages hydroélectriques.
Qu'est-ce qu'une conduite forcée ?
Une conduite forcée est un des éléments du système d'adduction en eau d'un barrage hydroélectrique dit de moyenne et haute chute. Il faut en effet amener l'eau depuis une retenue vers une turbine avec une pression suffisante pour que celle-ci produise de l'électricité.
La conduite forcée assure la fonction du transport de l'eau dans une pente raide avec une vitesse rapide et une très forte pression. La conduite forcée est donc une canalisation capable de résister à cette pression, ce qui en fait un ouvrage spécifique très sensible et qui nécessite de grandes précautions de fabrication, de montage et d'entretien.
A son sommet, la conduite forcée est équipée de cheminées d'équilibre qui servent de tampon pour empêcher les coups de bélier lors de l'ouverture et de la fermeture des vannes des turbines de la centrale.
On parle aussi de conduite forcée pour désigner des canalisations dédiées au pompage de l'eau en vue d'une utilisation par une usine hydroélectrique.


Caractéristiques d'une conduite forcée
Une conduite forcée peut-être :
- Individuelle, si elle ne comporte aucune canalisation convergente ou divergente
- Aérienne, si elle désigne une canalisation visible en surface ou non enterrée, ou à contrario souterraine si elle dispose de viroles encastrées dans un massif rocheux.
Dans tous les cas, ce qui distingue une conduite forcée d'un autre type de canalisation est sa capacité à résister à d'importantes variations de pression entre la partie supérieure (à la source, près de la retenue) et la partie inférieure à proximité de l'usine hydroélectrique.
Cette différence s'explique en partie par la pression de l'eau qui augmente à mesure que la conduite est longue et que la pente est importante.
Les conduites aériennes sont des ouvrages de génie civil visibles à flanc de montagne. Leur avantage principal est qu'elles peuvent être inspectées et contrôlées facilement. Elles sont cependant exposées à des éboulements ou avalanches.
La conduite enterrée est placée dans une tranchée recouverte par un remblai. Les inspections sont de fait plus difficiles. Des systèmes de télésurveillance robotisés simplifient cette procédure. La conduite peut aussi être placée dans une galerie ou un puits blindé. Dans les deux cas, un inconvénient notable de la conduite forcée enterrée est son coût de fabrication plus important.
La conduite en acier : une technologie qui a fait ses preuves
Une conduite forcée peut être réalisée en acier, en béton armé ou en matériaux composites comme le PEHD voire même en fonte. Les conduites forcées en acier, élaborées à partir de tôles plates enroulées, constituent la majorité des conduites aujourd'hui en exploitation.
C'est la méthode historique de fabrication. Les viroles (tôles roulées et soudées) peuvent être assemblées selon diverses techniques : rivets, soudures, brides, mécano-soudage...
Une fois transportée sur son lieu d'exploitation (ce qui nécessite une logistique complexe en raison de la taille et du poids des tuyaux), la conduite forcée doit ensuite être ancrée au sol. Il s'agit de la bloquer au moyen de piles maçonnées qui ont pour rôle de répartir les forces (pression et poids de l'eau, poids des tuyaux et raccords...) dans le sol.
Par nature, une conduite forcée suit la forme des reliefs : pente, franchissement de rivière, obstacles... Chaque tronçon présente donc des particularités spécifiques avec notamment des pressions hydrodynamiques locales très variables.
Quelques ouvrages remarquables en France
La branche Production Hydraulique de EDF exploite plus de 300 km de conduites forcées en acier réparties sur 600 installations. Parmi les conduites forcées notables situées sur le territoire, on peut citer Tignes-Malgovert, Le Lignon ou encore celle de l'Argentière La Bessée.
Sur le barrage de Grand'Maison situé sur un affluent de la Romanche une galerie de 7,1 kilomètres de longueur relie deux réservoirs en faible pente, puis une cheminée d'équilibre de 200 mètres de hauteur sert d'anti-bélier puis l'eau est amenée à la turbine par trois conduites forcées d'une pente de 56 %.
La vitesse maximale atteinte par l'eau sur ce tronçon est de 18 m/s soit plus de 60 km/h dans les conduites forcées.
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